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Christianisme: où est le problème?
Cet article va présenter quelques reproches pouvant être faits aux doctrines chrétiennes.
Une fois qu'il est admis que la bible ne doit pas être comprise de manière littérale, une porte est ouverte à l'interprétation subjective. Or, cela contredit la vocation présumée de la bible, qui était de fournir une base stable à la morale.
En tant qu'idéologie, le christianisme est donc faux si on l'applique à la lettre, et devient contradictoire si on en fait une lecture symbolique à notre guise.
1. La Bible n'est pas la parole de Dieu
Malgré l'insistance de nombreux chrétiens, la bible? n'est pas et ne peut pas être la "parole de Dieu". Si on considère que Dieu est infaillible, alors en aucun cas sa "parole" ne pourrait être la bible.
1.1 Mythologie
Il est impossible que les récits bibliques soient tous historiquement vrais. La Genèse?, notamment, soutient que:
- Il y a des serpents qui parlent;
- Il est possible de faire tenir dans un navire deux spécimens de toutes les espèces animales;
- Il existe des êtres surnaturels (démons) qui peuvent s'accoupler avec des femmes humaines, engendrant ainsi des géants nommés "Néphilims";
- Un stimuli visuel (des motifs lignés) peuvent avoir un effet sur des foetus d'animaux en développement (ils naitront avec des lignes). Voir Genèse 30:37-42.
- Etc. (Pour plus de détails concernant la bible comme mythologie, voir la section Erreurs dans la Bible.)
1.2 Contradictions
Si la bible est la parole de Dieu alors elle devrait être exactement vraie, puisque Dieu est parfait et ne se trompe jamais. La moindre contradiction - y compris les erreurs de copistes ou des divergences dans les récits - suffirait à démontrer que la bible n'est pas la "parole de Dieu".
Or, on retrouve des centaines de contradictions. Dans le Tanak (ou "Ancien testament"), ces contradictions sout souvent des divergences entre les récits ou entre les nombres mentionnés. Par exemple, une version dira qu'il y avait 10 soldats, l'autre parle plutôt de 100.
Dans le Nouveau, les contradictions apparaissent souvent dans le fond, mais aussi dans les détails des récits. On retrouve également nombre de bévues commises par les auteurs du NT qui essayaient de rattacher tant bien que mal leur religion aux écrits du Tanak.
Voir d'autres exemples de contradictions bibliques.
1.3 Aberrations scientifiques
La Bible affirme, notamment, que:
- Le monde a été créé en 6 jours;
- La terre ne bouge pas et est un disque plat;
- Pi vaut 3;
- Les lapins sont des ruminants, les chauve-souris des oiseaux;
- Il y a déjà eu un Déluge global;
- Etc, voir la page sur les erreurs scientifiques de la bible.
Plusieurs estiment qu'il faut considérer ces récits comme des métaphores. Voyons si le christianisme est cohérent selon ce type d'interprétation.
1.4 Le Canon Biblique: un choix arbitraire
La Bible n'est pas un texte suivi, mais une collection d'écrits provenant de multiples auteurs et époques. Le choix de ces textes s'est fait selon des raisons souvent contingentes. Le canon catholique de la bible n'a été fixé qu'au concile de Trente, en 1546 (lien wikipédia). La Bible est donc d'un livre relativement jeune, dont la composition a été modifiée à maintes reprises.
Il n'existe pas à l'heure actuelle de canon biblique officiel et universel. Il y a un canon (ensemble de textes retenus) pour:
- Les protestants (plus un autre canon proposé par Luther);
- Les catholiques;
- L'église orthodoxe grecque.
De plus, la Bible elle-même mentionne des écrits qui devraient théoriquement faire partie du Canon mais qui ont été perdus. D'emblée il faut admettre que la bible n'est pas parfaite.
2. Le christianisme est lui-même largement arbitraire
À l'image de ses textes sacrés, le christianisme, même lorsqu'il se veut le plus orthodoxe possible, est largement arbitraire. Il n'y a aucun critère objectif permettant de déterminer ce qui est métaphorique et ce qui est "littéralement vrai".
L'herméneutique varie d'une dénomination religieuse à l'autre, et vraissemblablement d'une personne à l'autre. La grande variété au sein des doctrines chrétiennes (chez les Catholiques, les Coptes, les Orthodoxes, sans parler des myriades de variantes du protestantisme) ne fait que témoigner de cet aspect arbitraire.
Bien que plusieurs croyants s'imaginent faire partie d'un vaste mouvement ayant des croyances communes, il y a peu de doctrines universelles au sein des différents mouvements regroupés sous l'étiquette "christianisme". Alors que la trinité est rejetée par les unitariens, l'existence même de Dieu est remise en doute par certaines branches de l'église universaliste. Pendant ce temps, les Témoins de Jéhovah nient la divinité du Christ et les Mormons croient que tous peuvent éventuellement devenir des dieux. Les Catholiques prient les anges, les défunts et les saints, alors que la majorité des protestants considèrent cette pratique comme de l'idolâtrie, voire du satanisme.
3. Le christianisme n'est pas une source intemporelle de moralité
Dans la lignée du point précédent, on découvre, en étudiant la bible, que les principes moraux qu'elle véhicule sont loin d'être tous applicables à l'époque actuelle.
Dans l'Ancien Testament, principalement, on peut lire des préceptes moraux qui mèneraient n'importe qui en prison à l'époque actuelle.
4. Le christianisme n'est pas celui qu'il prétend être...
Les grandes lignes du christianisme n'apparaissent pas de manière claire dans la Bible et ne seront déterminées qu'au début du 4e siècle. Il y avait au départ plusieurs sectes chrétiennes, avec leurs doctrines propres, et jugeant des autres groupuscules comme étant hérétiques. Encore aujourd'hui, on parle du christianisme alors qu'il y en a des centaines de variantes, bercées par les interprétations subjectives de tous et chacun.
Par ailleurs, les premiers chrétiens pratiquaient une foi différente de ce qu'on identifie aujourd'hui comme "christianisme". Surtout, ces chrétiens attendaient le retour du messie de leur vivant. Ce retour n'arrivant pas, toute une théologie ad hoc fut inventée concernant la résurection, le "consolateur" (Saint-Esprit) et ainsi de suite.
Finalement, le christianisme prétend être la suite logique, ou encore l'accomplissement, du Judaïsme. Dans les faits, les écrits chrétiens (et leurs myriades d'interprétations) tentent de souder leur mouvement à la religion juive, mais sans succès.
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